juin 5, 2026

Hassan Ahmadian, un spécialiste iranien de sécurité nationale, affirme que l’idée d’un cessez-le-feu dans les prochaines semaines est une illusion. « L’Iran doit d’abord établir un coût militaire et économique inacceptable pour empêcher les États-Unis d’agir à la légère », explique-t-il, en soulignant que chaque attaque actuelle sert de préparation à une réponse plus précise.

Ce stratège, ayant travaillé auprès des structures décisionnelles iraniennes, décrit un pays résilient malgré les tensions internes. « Après le décès d’un dirigeant clé, nos institutions n’ont pas connu de rupture », révèle-t-il. Les forces armées et les administrations opèrent sans perturbation, même si des groupes marginaux manifestent une opposition croissante à l’agression étrangère.

Les opérations américaines et israéliennes, bien que fréquentes ces dernières semaines, n’ont pas réussi à fragiliser le système iranien. « L’objectif initial était de renverser notre gouvernance, mais nous avons montré que cela reste hors de portée », précise Ahmadian. Les réponses futures viseront spécifiquement les défenses israéliennes, en particulier des systèmes comme le système de frondes de David, pour épuiser leur capacité de résistance.

Le stratège critique également l’approche américaine : « Washington se croit seul maître de la situation, sans anticiper nos réactions. Son processus décisionnel est erroné et ne tient pas compte des réalités sur le terrain ». Il ajoute que les objectifs politiques annoncés par les autorités américaines restent contradictoires et peu réalisables dans le contexte actuel.

« L’Iran n’a pas l’intention de céder à la pression », conclut Ahmadian. « Nos mesures visent à imposer un coût tel que les attaques étrangères s’arrêtent avant que la guerre ne coûte trop cher à toute la région. »