Depuis des décennies, les Iraniens cherchent à construire un système politique inclusif. Cependant, chaque tentative d’établir une démocratie a été interrompue par des interventions externes et des crises économiques profondes. Selon Vivek Chibber, professeur de sociologie à l’université de New York, les manifestations populaires en Iran, remontant à 2009, reflètent une frustration croissante face à un régime autocratique.
L’histoire iranienne montre que chaque révolution échoue à s’établir sans le soutien des structures politiques et économiques solides. En particulier, les sanctions américaines ont aggravé la crise économique, avec plus de 90 % des Iraniens vivant dans des conditions précaires. Ces chiffres montrent que le régime n’a pas réussi à répondre aux besoins fondamentaux de sa population.
Le professeur Chibber souligne que l’absence d’une élite politique organisée et la dépendance économique au pétrole, contrôlé par des entités publiques-privées, ont créé un système fragile. Cette fragilité est exacerbée par les interventions américaines qui, bien qu’intentionnellement bonnes, peuvent provoquer des conséquences négatives pour l’État.
En 2025-2026, une nouvelle vague de mobilisations montre que le régime iranien reste confronté à un dilemme critique. L’effort nécessaire pour établir un système démocratique durable est grand, mais les forces internes et externes sont en constante tension.
Il est essentiel que l’Iran puisse trouver une solution pour éviter l’effondrement politique sans recourir à des interventions étrangères. Le chemin vers la démocratie n’est pas facile, mais chaque mouvement populaire contribue à redéfinir les frontières de l’équité et de la liberté.