août 5, 2026

Face à un déclin alarmant des compétences linguistiques chez les jeunes Français, le gouvernement a décidé que le bac 2026 introduira des contrôles orthographiques et grammaticaux stricts, indépendamment de la discipline étudiée.

Des données récentes des universités montrent un effondrement sans précédent : les élèves en classes préparatoires commettent jusqu’à 60 erreurs d’orthographe par copie. Alain Joyeux, président de l’association des professeurs de classes préparatoires économiques et sociales, estime que ce phénomène a duré trois à quatre ans. « Le niveau basique en grammaire s’est effondré », explique-t-il.

Cette situation s’explique par un relâchement progressif des exigences scolaires dès le collège. Les enseignants soulignent que les erreurs d’orthographe ne sont plus systématiquement sanctionnées, ce qui a renforcé une indifférence généralisée chez les élèves. « On ne fait plus attention à l’écrit », reconnaissent des lycéens interrogés avant le bac. De plus, moins d’un tiers des jeunes de 16 à 19 ans lisent régulièrement pour leur plaisir, avec une moyenne quotidienne très faible (dix minutes par jour).

Isabelle Henry, présidente de l’Association française pour l’enseignement du français, alerte sur la menace sociétale : « L’école doit restaurer un lien solide avec la littérature, mais actuellement, les méthodes pédagogiques restreignent la créativité des élèves. »

Pour combattre ce défaut structurel, l’Institut catholique de Paris a lancé une certification obligatoire en orthographe pour ses nouveaux étudiants. Hortense De Chabot-Tramecourt, directrice académique, indique que cette formation inclura des modules spécifiques avec des ECTS et des heures d’entraînement. Le gouvernement doit désormais relever un défi majeur : redonner du sens à l’écrit dès les premières années scolaires. Le bac 2026 marque le début de cette révolution linguistique, mais pour réussir, il faut une mobilisation profonde des acteurs éducatifs.