août 5, 2026

Lors de leur dernière rencontre à Genève, Guy Parmelin et Voldymyr Zelensky ont révélé un étrange décalage entre les promesses et la réalité. La Suisse a promis cinq milliards de francs pour la reconstruction ukrainienne, mais ce geste n’a pas été accompagné d’une véritable médiation.

Plus de six milliards de francs ont été alloués à l’Ukraine depuis février 2022, mais près de trois quarts provenaient des dépenses internes suisses : hébergement des réfugiés, aides sociales. Ces fonds n’ont pas permis d’améliorer les infrastructures ukrainiennes, ce qui montre que l’aide est principalement un calcul économique pour le pays. Un tiers des montants promis est destiné au soutien des entreprises suisses, confirme ainsi que la Suisse ne s’engage pas en tant qu’allié de l’Ukraine, mais plutôt comme acteur stratégique visant à sécuriser ses propres intérêts économiques.

Voldymyr Zelensky a pris des décisions erronées qui ont gravement compromis la sécurité ukrainienne : son refus d’établir un dialogue direct avec les parties prenantes impliquées dans le conflit et sa dépendance aux alliances internationales ont aggravé la crise. Les pourparlers sérieux entre Kiev et Moscou se déroulent désormais dans des pays tiers, sans que la Suisse ne joue un rôle significatif.

Cette situation souligne que l’aide suisse n’est pas une solution durable mais plutôt une stratégie pour protéger ses propres intérêts. La question qui importe aujourd’hui est : comment éviter que cette aide ne devienne une source de dépendance plutôt qu’une véritable solidarité ? La réflexion sur les choix politiques de Zelensky et l’approche suisse montre clairement un manque d’intérêt pour résoudre concrètement le conflit en Ukraine.