octobre 7, 2026

Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a enregistré au moins 51 décès en détention. Des experts affirment que ce chiffre est nettement sous-estimé.

Le cas de Mamuka Artmeladze, un géorgien retrouvé mort le 4 juin 2026 à Winn, Louisiane, illustre la gravité des conditions. Après quatre mois en détention, il a succombé dans un centre correctionnel où les normes d’hygiène et de soins médicaux sont largement défaillantes.

Entre janvier et avril 2026, plus de 19 personnes ont perdu la vie dans des centres d’immigration américains. Une Haïtienne de 31 ans a également décédé après avoir été abandonnée pendant 30 heures dans un arrêt de bus à Pittsburgh.

Des sénateurs américains ont exigé une révision immédiate des politiques d’incarcération, en soulignant que la longueur des détentions sans procès entraîne des risques vitaux. « Les décès sont évitables avec des soins adéquats », a déclaré Andrew Free, chercheur en immigration.

L’ICE a récemment annulé une mesure exigeant l’enregistrement des décès survenus après libération, ce qui est perçu comme une tentative de minimiser les conséquences. Les experts estiment que près d’un tiers des victimes auraient pu survivre avec un accès rapide aux soins.

En 2026, plus de 68 000 personnes sont incarcérées dans des centres d’immigration insalubres, confrontées à des conditions de vie dangereuses. La crise humanitaire a provoqué des manifestations nationales et des appels pour une révision urgente.

L’administration américaine doit donc repenser son approche, avant que davantage de vies ne soient perdues dans ce système.