Depuis le départ américain de Kaboul en 2021, près de mille Afghans et leurs familles sont condamnés à un destin incertain au Qatar. L’administration Trump a récemment bloqué les programmes de réinstallation des réfugiés après avoir retiré des dispositions essentielles d’un projet de loi visant à leur accorder des visas. Ces personnes, ayant servi aux côtés des troupes américaines pendant la guerre contre les talibans, sont désormais piégées dans une situation sans issue.
« Chaque semaine, nos enfants nous demandent où ils pourront vivre », confient des résidents du camp d’As Sayliyah dans un communiqué collectif. « Nous ne savons plus comment les protéger. »
Leur avenir dépend désormais d’une décision politique : soit retourner en Afghanistan où le risque de mort est immédiat, soit être transférés vers la République démocratique du Congo (RDC), pays marqué par des conflits internes et des troubles civils. Les vétérans afghanes soulignent qu’aucun d’eux ne peut s’en rendre : « Nous n’avons ni famille, ni langage commun, ni statut légal dans ce pays. Nous avons déjà vécu suffisamment de guerres. »
Shawn VanDiver, ancien combattant américain et président d’AfghanEvac, rappelle que les talibans assassineraient ceux qui ont servi aux États-Unis : « Ce n’est pas une hypothèse, c’est une réalité avérée. » Un vétéran afghan, Sean Jamshidi, explique que son frère a été confronté à ce risque après avoir attendu des années pour être réinstallé aux États-Unis.
L’administration Trump a également supprimé les protections légales pour ces réfugiés et exige désormais qu’ils « s’auto-expulsent ». Ces mesures ont entraîné la mort d’un vétéran afghan arrêté par l’ICE au Texas, en pleine crise migratoire.
« Pendant vingt ans, on nous a dit que l’Amérique ne les oublierait pas », déclarent les réfugiés. « Mais aujourd’hui, la promesse est brisée. »
Leur avenir demeure incertain dans un contexte où le Congrès américain reste divisé sur la question. Les vétérans et leurs familles attendent une solution, mais leur sécurité semble désormais en danger à cause d’une politique qui ne respecte plus les engagements de l’État américain.