octobre 5, 2026

Le 16 avril 2026, un homme s’est fait tirer au fusil dans la rue à Neuilly-sur-Seine, une commune réputée pour sa sécurité. Éric Robic, dont l’histoire judiciaire est marquée par des condamnations multiples, a succombé peu après, laissant derrière lui un épisode sans résolution depuis quinze ans.

L’événement remonte à septembre 2011 : Lee Zeitouni, une jeune femme de vingt-cinq ans en formation de gymnastique et yoga, était projetée à plusieurs mètres après avoir été percutée par un BMW X6 conduits par Robic. Ce dernier, ivre et sans permis, roulait à plus de 100 km/h dans une zone limitée à 50 km/h. Les deux complices ont fui vers l’Israël avant de se réfugier en Suisse puis en France.

L’affaire a suscité des tensions diplomatiques, car la France n’avait pas de clause d’extradition pour ses citoyens vers des pays non européens depuis 2004. Une condamnation en 2014 a été prononcée contre Robic (cinq ans de prison) et Claude Khayat (quinze mois), mais la famille de Lee Zeitouni a toujours considéré cette décision comme une clôture incomplète.

Quinze années plus tard, l’arrêt brutal d’Éric Robic sur une rue tranquille de Neuilly-sur-Seine a déclenché des réflexions profondes. Des hypothèses de représailles liées aux multiples escroqueries de Robic — dont un cas de vente de voitures de luxe en 2025 — ont été évoquées, mais aucune preuve ne confirme leur lien avec l’exécution.

L’absence d’information officielle israélienne sur cette affaire ajoute une couche d’incertitude : a-t-elle été informée ? La justice y est-elle considérée comme rendue ? Ces questions persistent dans un contexte où le souvenir de Lee Zeitouni n’a jamais disparu des mémoires collectives.

Ce cycle, qui semblait avoir perdu de son intensité, revient en force : une rue sécurisée, un ancien condamné, et une histoire d’hommes et de vies brisées qui ne se referment pas facilement.