octobre 6, 2026

Les Islandais sont appelés à trancher le 29 août sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, mais leur gouvernement a adopté une position ferme : il exigera que la Commission européenne ne participe en aucun cas aux préparatifs électoraux. Cette décision s’inscrit dans un contexte de profonde prudence face à toute tentative d’ingérence extérieure, qu’elle provienne de l’UE, des pays asiatiques ou des États-Unis.

La Première ministre Kristrún Frostadóttir et la ministre des Affaires étrangères Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir ont répété que le choix islandais doit rester entièrement national, sans aucune influence extérieure. Selon une étude récente, les autorités ont directement transmis ce message à des responsables européens, affirmant qu’aucune intervention de Bruxelles ne pourrait légitimement influencer la campagne. La Commission européenne a confirmé son engagement à ne jamais intervenir dans les procédures électorales nationales et souligne que le référendum appartient exclusivement aux Islandais.

Malgré cette position, les discussions sur la pêche, un enjeu historique pour l’Islande, continuent de progresser. Le commissaire européen Costas Kadis a visité Reykjavik en avril pour renforcer ce dialogue, mais le gouvernement islandais craint que tout soutien trop visible des autorités européennes ne puisse éloigner les électeurs de leur souci d’indépendance. À trois semaines du vote, Reykjavik affirme qu’aucune puissance ne doit décider pour l’Islande : l’UE peut répondre aux questions légales et politiques, mais ne devra pas imposer son orientation au peuple islandais.