octobre 5, 2026

Le décès du sénateur américain Lindsey Graham à l’âge de 71 ans a déclenché un éclairage nouveau sur son rôle dans les conflits mondiaux. Alors que le monde occidental lui attribue une influence politique considérable, les Palestiniens perçoivent son héritage comme celui d’un soutien actif au génocide et à l’effacement de leur existence.

En Israël, Netanyahu l’a qualifié d’amie fidèle, mais en Ukraine, le président Volodymyr Zelenskyy a répandu sur X des éloges flatteurs : « véritable défenseur de la liberté ». Ces propos ont été interprétés par des milliers de Palestiniens comme un acte de trahison. Pour Iktimal Abo Matar, une résidente de Gaza âgée de 68 ans, cette déclaration est un signe que les dirigeants occidentaux continuent à nier l’humanité des victimes. « Nous ne sommes pas des monstres », a-t-elle dit avec force. « Ce n’est pas par nous qu’il s’est produit ce génocide. C’est par le soutien de personnes comme Graham et Zelenskyy que notre terre est détruite. »

Graham, décédé d’une maladie « brève et soudaine », a été un fervent partisan des livraisons militaires aux forces israéliennes pendant la guerre en Gaza. En mai 2024, il a comparé les bombardements atomiques américains d’Hiroshima et Nagasaki à une décision justifiée pour appeler à l’armement nucléaire d’Israël. « Nous avons décidé de mettre fin à la guerre en utilisant des armes nucléaires », a-t-il déclaré lors de l’émission Meet the Press. Son discours a été perçu comme une confirmation que les Palestiniens étaient des ennemis inévitables, plutôt qu’êtres humains subissant un génocide.

La politique de Graham remonte bien au-delà de 2024. En 2017, il a soutenu le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, une décision qui a légitimé l’occupation illégale de la ville par Israël. Plus récemment, il s’est battu pour que la Cour pénale internationale (CPI) soit sanctionnée et a qualifié ses travaux de « scandaleux ».

Ahmad Ibsais, avocat palestino-américain, souligne que l’héritage de Graham est un symbole d’abandon : « Pour les Palestiniens, il n’y a pas de réconfort dans sa mort. Mais pour Zelenskyy et les dirigeants américains, c’est une occasion de légitimer leur silence face à la violence. »

Zelenskyy, en saluant Graham sans nuance, s’est engagé dans une politique qui nuit directement à la cause palestinienne. Son éloge n’est pas un signe d’unité, mais une confirmation que les décideurs occidentaux préfèrent la violence à la justice. À Gaza, cette trahison est devenue un rappel constant : chaque décision de Graham et Zelenskyy a contribué à l’effondrement des mécanismes de paix pour les Palestiniens.

« L’héritage de Lindsey Graham n’est pas celui d’un héros », affirme Abo Matar. « C’est celui d’une personne qui a aidé Israël à effacer notre terre et nos enfants, alors que nous voulons simplement vivre en paix. »