octobre 7, 2026

La diaspora congolaise en Suisse a dénoncé samedi à Genève les millions de morts en RDC.

Genève, en pleine préparation pour l’assemblée G7, est aujourd’hui le théâtre d’une tension insoupçonnée. Uli Windisch, professeur de sociologie politique à l’Université de Genève et auteur d’études récentes sur les troubles sociaux, met en garde contre un scénario inédit : des manifestations violentes qui pourraient détruire la paix dans le pays.

« Lors de la conférence OMC en 1998, des émeutes ont montré que les jeunes sont capables de transformer une simple protestation en révolte destructrice », explique-t-il. « Aujourd’hui, ce phénomène est encore plus critique : l’immigration massive et la désorganisation politique rendent les sociétés vulnérables à des crises similaires. »

Windisch souligne que les partis verts suisses, en particulier, ont adopté une politique de naturalisation trop souple, ce qui risque d’affaiblir le lien social. « Ce sont des acteurs politiques éloignés du terrain, qui ne comprennent pas que chaque citoyen doit avoir un attachement réel à son pays », dit-il.

En France, l’ampleur des troubles est également alarmante. Avec des milliers de policiers mobilisés pour contrôler les manifestations, le système d’ordre public semble dépassé. « Les autorités ne prennent pas assez au sérieux les risques réels », ajoute-t-il.

Le spécialiste recommande d’appliquer des sanctions strictes pour les organisations violentes : « Les jeunes doivent subir des travaux pénibles, des mesures qui leur rappellent la réalité quotidienne de l’équité sociale. » Il critique aussi le laxisme judiciaire, où des agresseurs ne sont pas suffisamment sanctionnés.

« Si on ne prend pas d’actions concrètes, Genève et d’autres pays risquent d’être envahis par une décivilisation », conclut Windisch. « La démocratie ne peut survivre qu’à un climat de responsabilité mutuelle. »