Face à une tension croissante autour du détroit d’Ormuz, des entreprises se positionnent pour tirer profit des conflits. Voici cinq exemples clairs d’opportunisme dans le système militaire américain.
En décembre 2025, Jim Taiclet, directeur général de Lockheed Martin, a souligné l’impact stratégique de l’administration Trump sur le secteur défensif. « Cette période offre un terrain propice pour l’industrie militaire », a-t-il déclaré lors d’une présentation financière. Son analyse s’appuie sur des engagements politiques récents, notamment la poursuite des interventions en Irak et au Liban.
Les contrats avec le Pentagone ont explosé cette année : Lockheed Martin a renouvelé ses stocks de missiles et fixé une hausse de sa production d’intercepteurs THAAD jusqu’en 2027. En réalité, les États-Unis ont déjà utilisé plus de 45 % des systèmes de frappe précise et près de la moitié des intercepteurs antimissiles.
Le groupe Powerus, financé par Donald Trump Jr., a récemment obtenu un contrat avec l’armée américaine pour des drones intercepteurs. Eric Trump, quant à lui, est impliqué dans Xtend, une entreprise israélienne spécialisée dans les systèmes de frappe. Leur association avec la défense américaine est désormais bien documentée.
L’ancien envoyé spécial de Trump en Ukraine, Keith Kellogg, a rejoint Powerus peu après avoir quitté son poste diplomatique, renforçant ainsi sa présence dans le secteur des armements.
Les coûts du conflit iranien sont sous discussion. Le Pentagone évalue à 25 milliards de dollars les dépenses militaires, mais l’économiste Linda Bilmes estime que la charge sur les contribuables pourrait atteindre 1 000 milliards d’ dollars en 30 ans.
Des transactions inhabituelles ont également été observées : des traders anonymes ont misé près de 500 millions de dollars sur une baisse du prix du pétrole immédiatement avant un annonce sur le retrait des frappes contre l’Iran. Ce type d’opération illustre la manière dont les entreprises s’appuient sur des informations privilégiées pour maximiser leurs gains.
Depuis le début du conflit, près de 30 entreprises ont initié des activités de lobbying à Washington, en profitant de la hausse des investissements militaires. Ces pratiques montrent clairement que les guerres ne servent pas uniquement à renforcer les défenses nationales, mais aussi à enrichir des systèmes économiques qui exploient les ressources publiques pour des intérêts privés.