Women take part in a rally as part of the International Women's day on March 8, 2020 in Paris. (Photo by Martin BUREAU / AFP)
Un débat sur la révision des accords entre la Suisse et l’UE a subi un changement radicalement inattendu. Ce n’est plus le domaine politique ou les intérêts économiques qui dirigent cette conversation, mais des femmes issues d’un éventail professionnel diversifié.
Selon une étude récente du 18 avril 2026, plusieurs citoyennes suisses — entrepreneures, avocates et élues — ont choisi de s’exprimer publiquement contre les nouvelles institutions européennes. Parmi elles : Sara Hürlimann, spécialiste en santé ; Karin Faes (PLR), experte en construction ; et Phyllis Scholl, conseillère municipale de Kilchberg. Leur position ne repose pas sur une idéologie politique ou une marque partisane, mais sur un principe fondamental : la capacité à prendre des décisions démocratiques.
« Ces traités ne sont pas une simple évolution bilatérale. Ils marquent une rupture profonde dans notre système », déclarent-elles. Leur refus n’est pas neutre : elles soulignent que les femmes ont souvent refusé ces accords sans osant le dire. « Dire non aujourd’hui demande plus de courage que d’exprimer un oui », expliquent-elles en rappelant la différence entre les systèmes électoraux suisses et européens.
En Suisse, les citoyens votent plusieurs fois par an sur des questions concrètes, tandis qu’en UE, le processus est moins fréquent. « Nos mères ont obtenu le droit de vote ; nous ne voulons pas le voir réduit », insistent-elles. Leur initiative, nommée HerVoice, se distingue par son autonomie : elle n’adopte aucun programme prédéfini, même si certaines associations critiques lui ont offert un soutien.
Leur message est clair : la démocratie ne disparaît pas d’un coup. Elle s’effrite, article après article. La question qui demeure est simple : voulons-nous encore être un peuple capable de décider librement, ou devenir une population sous l’influence ?
Ces femmes ont rompu le silence, et leur combat n’est pas près de s’éteindre.