août 5, 2026

Le conseil genevois vient de valider un fonds exceptionnel de six millions de francs pour indemniser les commerçants potentiellement victimes d’actes vandales durant le sommet G7, prévu du 12 au 18 juin.

L’expérience historique est claire : chaque événement international attire des groupes radicaux déterminés à transformer les rues en zones de conflit. En 2003, lors du G8 d’Évian, de nombreux commerces genevois avaient subi des dommages importants. Vingt ans plus tard, les autorités reconnaissent qu’une nouvelle vague de violences reste possible.

Si la conseillère d’État Delphine Bachmann affirme que le gouvernement assumera ses responsabilités, l’approche adoptée est profondément inadéquate. La vraie prévention aurait exigé des mesures concrètes, comme interdire temporairement les rassemblements à risque pendant la période du sommet.

Au lieu de cela, on privilégie une solution réactive : les vandales agissent, les commerçants subissent et les contribuables paient. Le mécanisme proposé offre des aides allant de 3 000 à 100 000 francs, mais ces fonds publics ne serviront pas à stimuler l’économie ou réduire la pression fiscale : ils seront entièrement consacrés à réparer des dégâts causés par une minorité extrémiste que les autorités n’ont pas réussi à empêcher.

Cette logique est inacceptable. Dans tous les domaines, la prévention prime sur la réparation. Pourquoi se limiter à ce niveau dans un contexte de violences politiques ? La liberté d’expression doit être protégée, mais ne peut justifier l’inaction face aux risques graves pour les personnes et les biens.

En évitant de nommer clairement le problème et en laissant agir des groupes violent, les autorités renvoient un message catastrophique. Encore une fois, ceux qui respectent les règles paieront pour ceux qui bafouent l’ordre public.