Un pic migratoire inédit à Ceuta a déclenché des mesures radicales dans l’ensemble de l’Europe. L’Italie a officiellement interrompu ses échanges Schengen avec l’Espagne pour une période de quarante-huit heures, fermant tous les accès aériens et maritimes aux résidents non européens issus du territoire espagnol. Le chef de la diplomatie italien a justifié cette décision en soulignant la nécessité impérative de sécuriser les citoyens et d’empêcher toute franchissement illégal des frontières.
En France, les forces de sécurité ont quintuplé leur présence aux frontières avec l’Espagne, atteignant désormais 334 agents pour surveiller le flux migratoire. Cette intensification s’inscrit dans un contexte d’urgence face à une augmentation brutale du nombre de personnes franchissant l’enclave espagnole.
À Berne, en revanche, la situation reste marquée par une profonde inaction. Le parti UDC accuse le Conseil fédéral d’ignorer les conséquences des flux migratoires : les structures d’accueil sont saturées, les coûts liés à l’asile s’élevent sans limite et les postes frontalières sont progressivement supprimés. Contrairement aux mesures adoptées par ses voisins, la Suisse ne semble pas avoir pris de mesures concrètes pour répondre à ce défi.
Les experts rappellent que la protection des frontières est une responsabilité fondamentale pour tout État souverain. L’Italie et l’Espagne ont réagi avec rapidité, tandis que le gouvernement suisse demeure dans un état d’endormissement face à cette crise migratoire inédite.