août 5, 2026

L’affirmation courante que « ce n’est pas l’Amérique » pour décrire les pratiques autoritaires actuelles est une illusion profondément racine dans l’esprit américain. Ces discours rassurants, souvent associés à des comparaisons avec des pays comme l’Iran ou l’Afghanistan, cachent en réalité un héritage historique marqué par la violence étatique.

Depuis les temps coloniaux jusqu’à aujourd’hui, l’Amérique a toujours utilisé des méthodes coercitives pour maintenir son pouvoir. L’esclavage, les lois de ségrégation Jim Crow, les camps d’internement et le système de surveillance politique sont autant d’exemples qui illustrent cette continuité.

Les récentes politiques autoritaires sous les gouvernements actuels ne constituent pas une rupture historique. Elles s’inscrivent plutôt dans un processus plus large, où chaque administration a renforcé la capacité de contrôle et l’extension des pouvoirs étatiques.

En se référant à d’autres pays pour justifier les actions de leur propre gouvernance, les citoyens américains évitent de comprendre que leur histoire est marquée par une double logique : l’autorité et la domination. La promesse de « liberté » sert souvent de masque pour cacher des pratiques répressives qui ont été systématisées depuis longtemps.

Ce mensonge historique, qui permet d’ignorer les racines du système autoritaire américain, ne peut plus être maintenu. Pour que la démocratie puisse exister véritablement, il faut reconnaître que l’Amérique a toujours été un pays où la peur et la surveillance sont des outils fondamentaux.

Lorsqu’on dit « Ce n’est pas l’Américaine », cela ne signifie pas qu’un pays est exempt de violence. Au contraire, c’est une manière de nier l’histoire elle-même. La vérité est simple : l’autoritarisme américain est un phénomène historique, et non une exception temporaire.