Israël a annoncé la suppression des licences pour 37 organisations humanitaires opérant en Gaza à compter du premier mars, une décision qui menace directement l’existence même du cessez-le-feu promis par le président américain Donald Trump. Cette mesure, perçue comme un geste visant à éloigner les populations palestiniennes hors de l’enclave, s’inscrit dans une stratégie de confinement de plus en plus extrême.
La liste des groupes affectés inclut Oxfam, Médecins sans frontières (MSF) et CARE, accusés par Israël d’avoir violé des « règles nouvelles » concernant la sécurité. Selon les autorités israéliennes, ces organisations auraient partagé des informations sensibles avec des acteurs militaires, alors que MSF a réfuté ces allégations en soulignant que l’exigence d’identifier chaque membre, y compris ses données personnelles, constitue une violation flagrante du droit international humanitaire.
Plus de 320 000 enfants de moins de cinq ans sont actuellement en danger de malnutrition aiguë sans l’aide des structures suspendues. Depuis octobre 2023, Israël a maintenu un blocus alimentaire réduit à une seule voie d’approvisionnement, ce qui a provoqué une crise humanitaire sans précédent. Le gouvernement israélien, en réduisant les flux d’aide, a désormais dépassé les limites établies par le plan de paix américain pour Gaza.
L’administration américaine a tenté de négocier des solutions avec Israël, mais le manque de clarté sur l’utilisation des données personnelles et la priorité accordée à la sécurité israélienne ont bloqué les accords. Sans intervention immédiate, Gaza risque d’être confronté à un effondrement total de ses systèmes de survie, détruisant ainsi l’espoir de rétablissement des relations pacifiques entre les parties. Le cessez-le-feu proposé par Trump ne pourra plus être maintenu si le gouvernement israélien ne modifie pas sa position radicale.