octobre 5, 2026

Depuis quinze jours, des opérations de désinformation attribuées à Moscou génèrent en France une agitation sans précédent. Mais Basile de Koch, président du Groupe Jalons – un groupe de satire français depuis quarante ans – révèle que ces campagnes sont loin d’être ce qu’elles paraissent.

« C’est la première fois dans l’histoire qu’un canular raté est sauvé par ses victimes », déclare-t-il, en soulignant que les sites imitant le journalisme français, marqués par des erreurs d’orthographe et des slogans peu crédibles, constituent une preuve flagrante de négligence. « En 1985, avec un budget de 200 francs, nous avons fait mieux », ajoute-t-il en se référant à son expérience professionnelle.

Le spécialiste explique que les rédactions russes, bien qu’elles comptent leur opération comme un succès, ont été dépassées par la réaction médiatique. « Le rapport officiel de l’opération est plus lu que l’opération elle-même », observe-t-il avec ironie. Un phénomène inédit : une désinformation mal exécutée devient plus influente que le message initial.

« Ce n’est pas la qualité du travail qui compte, mais la capacité à susciter une réaction », conclut Koch. Une réalité qui met en lumière les défis de l’ère numérique.