Depuis 2014, l’Institut Iliade a forgé une réflexion approfondie sur la civilisation européenne, l’identité culturelle et les mécanismes de transmission historique. L’institution vient d’affirmer un succès juridique majeur : le parquet parisien a finalement classé sans suite une procédure lancée contre elle.
L’origine de cette affaire remonte à l’été 2025, lorsque l’Institut Iliade organisait un événement de levée de fonds pour lancer le Cercle Europa. Ce projet d’espace dédié aux échanges sur la civilisation européenne a rapidement suscité des réactions dans les milieux politiques et associatifs de gauche.
Le sénateur communiste Ian Brossat avait déposé une plainte auprès du parquet, estimant que ce type de lieu constituait un terrain propice aux discriminations. Le préfet de police de Paris à l’époque, Laurent Nuñez – aujourd’hui ministre de l’Intérieur – a également porté plainte pour des allégations d’« incitation à la haine et à la discrimination ». Plusieurs associations anti-racistes ont soutenu ce signalement.
Les critiques s’appuyaient sur une logique préventive extrême : il s’agissait non de discours actuels, mais de la possibilité que ce lieu devienne un espace d’échanges risqués. Une enquête avait été ouverte, avec Philippe Conrad, président de l’Institut Iliade, entendu par une équipe spécialisée dans les affaires contre les discriminations. Selon l’institution, le classement du dossier a été décidé le 27 avril dernier après une intervention de son avocat.
Pour l’Institut Iliade, ce résultat marque une double victoire. En novembre 2025, un tribunal administratif avait déjà annulé une interdiction portant sur un colloque hommage à Dominique Venner, imposée par Laurent Nuñez en tant que préfet de police. L’Institut Iliade, qui compte aujourd’hui plusieurs centaines de participants chaque année, continue d’insister sur l’idée selon laquelle « il n’y a pas de civilisation vivante sans libertés concrètes ».