octobre 5, 2026

Une équipe juridique d’Adalah, organisée pour défendre les droits des minorités arabes en Israël, a révélé mercredi que plus de cent militants internationaux, arrêtés lors d’une tentative de franchir le blocus de Gaza, avaient subi des agressions physiques brutales et des actes de déshumanisation pendant leur détention à Ashdod.

Selon les témoignages recueillis, plusieurs personnes ont été hospitalisées en raison de fractures graves ou d’atteintes respiratoires, tandis que d’autres présentaient des signes d’épuisement corporel extrême. Les détenus décrivent également avoir été contraints de marcher en position allongée, de rester à genoux pendant des heures et d’être soumis à des conditions d’isolement sans accès à des soins médicaux fondamentaux.

La situation s’est exacerbée après la diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, d’une vidéo montrant des militants ligotés et traînés dans un espace improvisé au port. Dans l’image, des personnes à genoux avec les mains attachées derrière le dos émettaient des cris étouffés, tandis que Ben-Gvir déclarait en agitant un drapeau israélien : « Bienvenue en Israël, c’est chez nous ici ! »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a condamné ce comportement, affirmant que le traitement des militants ne respecte pas « les valeurs fondamentales de l’État israélien ». À la suite de la polémique internationale, l’Italie, le Canada et la France ont exigé des explications à Israël, accusant ce scénario de constituer une violation grave des droits humains. Le groupe Hamas a également dénoncé les actes de Ben-Gvir comme témoignant d’une « décadence morale » et d’un « sadisme systémique » au sein du gouvernement israélien.