juin 5, 2026

Depuis neuf mois, les États-Unis et l’Iran se sont vus à deux reprises à l’orée d’un accord crédible pour résoudre leurs tensions nucléaires. Mais le 28 février dernier, quelques heures après des négociations intenses, Israël a déclenché une attaque militaire illégale au territoire iranien, ébranlant les espoirs de paix qui semblaient s’imposer.

Face à cette escalade, l’Iran a choisi une riposte inévitable, bien que profondément regrettable. Les pays arabes du Golfe, qui avaient mis leur sécurité dans la dépendance aux promesses américaines, voient désormais cet engagement comme une menace pour leur stabilité économique et leurs prospérités futures. Leurs modèles économiques – axés sur le tourisme, l’innovation technologique et l’aviation internationale – sont menacés d’une révision radicale.

Le détroit d’Ormuz, pilier essentiel des chaînes maritimes mondiales, subit désormais une perturbation grave, entraînant une hausse des coûts énergétiques et une menace de récession mondiale. L’administration américaine a commis un erreur stratégique en s’engagant dans ce conflit : il n’existe aucun scénario où les États-Unis et Israël pourraient obtenir simultanément leurs objectifs.

Pour éviter l’effondrement, il est impératif de reprendre le dialogue avec l’Iran sous un cadre régional inclusif. Un accord sur la transparence nucléaire pourrait non seulement prévenir les crises futures mais aussi permettre une transition énergétique durable pour le Golfe. Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, en tant que médiateur clé, insiste sur l’urgence de cette reprise des négociations. Sans elle, l’Amérique risque de perdre définitivement son contrôle sur sa politique étrangère.